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Delphine Wolff
31 mars 2020
La santé des femmes : un problème de santé publique d'ampleur épidémique !

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La santé des femmes : un problème de santé publique d'ampleur épidémique !

Lors de la 72e Assemblée mondiale de la santé, le 24 mai 2019, l’OMS a annoncé que 2020 serait l’année internationale des sages-femmes et du personnel infirmier.

À travers le monde, ces professions sont indispensables pour répondre aux besoins de santé de la population. Car dans les zones reculées, elles sont souvent les seuls recours pour sauver des vies et diffuser des messages de prévention.

Or selon l’OMS « Il faudra neuf millions de sages-femmes et d’infirmiers supplémentaires dans le monde pour espérer réaliser la couverture sanitaire universelle à l’horizon 2030 ».

Une couverture universelle c’est quoi ?

L’espoir, par exemple, que chaque femme enceinte puisse bénéficier d’un plan d’accouchement suivi et sécurisé avec du personnel qualifié.

Mais l’OMS ne pouvait prédire l'arrivée du Coronavirus 2019.

Le 11 mars 2020, c’est officiel : le monde est face à une Pandémie de Covid-19.

Au niveau mondial : 70% des personnels soignants et services sociaux sont des femmes.

En France, ceux sont elles qui sont en premières lignes dans nos hôpitaux, nos maternités, et résidence pour personnes âgées.

Nous les avons célébré le soir à 20h à nos balcons, mais les ONG telles que SFSF et GSF n’ont pas attendu l’épidémie pour les ovationner en leur rendant hommage depuis le 1er janvier sur leurs sites Facebook respectifs.

Dans les pays en développement, ces femmes aussi sont là pour soigner, éduquer, avec également la charge domestique, mais dans des conditions plus difficiles : enfants en nombre, tâches ménagères multiples, revenus du foyer supplémentaires à trouver.

Ces combattantes face à la pandémie, appliquent comme elles le peuvent la doctrine de Théodore Roosevelt suivante

« Fais ce que tu peux, avec ce que tu as, là où tu es ».

Ici ou ailleurs , cette épouvantable vague de Covid-19, expose chaque jour les dures inégalités de contextes : sociaux , matériels et sanitaires, mais creuse surtout les inégalités de genres.

Nous vivons bien une guerre sexospécifique.

Ce virus, n’a pas de frontières, il touche tout le monde. Nous appliquons les gestes barrières, louons nos soignants, mais surtout nous devons protéger nos femmes, car les épidémies antérieur (Ebola-Zika) ont bien démontré que : les premières victimes collatérales sont les personnes de sexes féminins.

Le Coronavirus a pris le pouvoir sur le monde, sans frontières d’âge, de race, de culture, de richesse ou d’emplacement géographique.

Pour une femme positive, isolée et / ou démunie, être atteinte du Covid-19 c’est un tsunami et un haut risque de subir des formes de violences liées aux genre: physique, sexuelle, psychologique, économique, ou encore de rentrer en grande précarité sanitaire.

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Les Femmes sont celles qui doivent sortir de chez elle pour assurer la survie du foyer (eau- nourriture-travail) = augmentation du risque de contagion.

Les Femmes positives ou containtes de rester à domicile peuvent risquer de rester avec un mari-conjoint-ami violent, car les rites (habitudes) se trouvent perturbés (écoles et entreprises fermées, garde alternée, polygamie ...) = ainsi on assiste à une augmentation des violences domestiques et sexuelles.

Rappelons que 49 pays ne disposent toujours pas de lois protégeant les femmes contre la violence domestique.

Beaucoup de femmes n’osent plus se rendre dans un centre de santé (pour le suivi de leurs pathologies chroniques, leur grossesse, vacciner leur bébé...) par peur d’attraper le virus = augmentation du risque d'aggravation de maladies et de décès.

Celles qui ne peuvent plus bénéficier des services communautaires (planning familial, groupe de parole, cellule psychologique, réseaux d’entraide féminin) fermés pour cause de pandémie = augmentation du nombre de Violences Faites au Femmes, de grossesses indésirables, de féminicide, des suicides ...

Ces peurs et ses violences disproportionnées contre les femmes qui ont a lieu à la maison, dans les rues, dans les écoles, au travail, aux champs, et dans les camps de réfugiés lors des conflits et des crises.

Elles qui se manifestent de différentes manières allant des fléaux les plus répandus des violences domestiques et sexuelles aux pratiques destructives d’abus de femmes enceintes, tueries fondées sur des supposées valeurs morales et d’autres formes de féminicide.

Donc vous l'aurez compris, oui 2020 et bien l'année des infirmières et des sages-femmes, mais c’est avant tout l’année des Femmes sans distinction professionnelle.

Cette pandémie met à mal, une fois de plus, la condition féminine à travers le monde entier, et nous allons avoir besoin de votre aide et de votre solidarité pour retisser les liens de confiance reconstruire le monde de demain ...

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